Les recherches

De nouvelles connaissances apportent un éclairage différent sur la fibromyalgie. Ces diverses découvertes permettent de donner espoir aux personnes qui en sont atteintes. En savoir davantage sur la fibromyalgie aiderait à mieux cibler les traitements et qui sait, à trouver des façons de la prévenir. Depuis 2010, de plus en plus de recherches portent sur la fibromyalgie et c'est tant mieux...

Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant de savoir comment prévenir la fibromyalgie ou pouvoir compter sur son dépistage et son traitement. En attendant, toutes les avenues explorées sont autant de messages d'espoir et elles permettent de mieux sensibiliser au phénomène.

L'objectif de cette page est de vous informer sur les principales recherches et avancées scientifiques portant sur la fibromyalgie. Elle reprend les différentes nouvelles publiées dans divers périodiques ou pages Web. Pour aller plus loin, il suffit de suivre les liens...


Avancées scientifiques ou médicales :

  • Fibromyalgie, maladie de femmes ?

    On estime que 10 millions de personnes dans le monde sont atteintes de fibromyalgie et que 75 à 90% de ces personnes sont des femmes. Il est donc tout fait naturel que des chercheurs se soient interrogés sur la question du rôle des hormones sexuelles (œstrogène, progestérone) dans le développement de cette maladie. Quelques études n'ont identifié aucune association. Par contre, d'autres ont révélé « que des niveaux trop faibles d'œstrogène pourraient être en cause ».
     
    Une recherche publiée dans la revue Pain a confirmé l‘influence des niveaux hormonaux « dans la modulation de la perception de la douleur, en particulier dans les troubles musculo-squelettiques comme la fibromyalgie ». Beaucoup de femmes fibromyalgiques remarquent une hausse de leurs symptômes au moment de la période prémenstruelle ou à l'apparition des règles.
     
    Fibromyalgie et hyperalgésie : Tel que l'on sait, la fibromyalgie se manifeste par une hypersensibilité aux stimuli, et particulièrement aux stimuli douloureux. Chez les patientes atteintes de fibromyalgie, il est donc conséquent que les douleurs liés au cycle menstruel se retrouvent ainsi amplifiées.
     
    Fibromyalgie et ménopause : De nombreuses femmes atteintes de fibromyalgie constatent que leurs symptômes se sont exarcerbés après la ménopause. Les auteurs d'une étude présentée en 2009 dans la revue Clinical Rheumatology suggèrent que « la ménopause précoce et l'hystérectomie peuvent faire partie des facteurs favorisant le développement de la fibromyalgie ».
     
    Fibromyalgie et grossesse : Peu d'études se sont intéressées à cette éventuelle association. Néanmoins, une étude récente (2011) publiée dans le Journal of Maternal-Fetal & Neonatal Medicine « suggère que les femmes atteintes de fibromyalgie sont plus susceptibles d'avoir de petits bébés ou à faible poids à la naissance ». Elle démontre également qu'il existe un risque légèrement plus élevé de croissance intra-utérine, de fausses-couches avec récidives et de diabète sucré gestationnel. « En revanche, chez ces patientes, les naissances prématurées sont plus rares ».
     
    Hormones et fibromyalgie : « Une petite étude présentée dans le Scandinavian Journal of Rheumatology a abordé les effets des événements de reproduction et des modifications des taux d'hormones sexuelles, au cours de la vie des femmes, sur le risque et les symptômes de la fibromyalgie ». La très grande majorité des participantes confirment « une aggravation des symptômes de fibromyalgie pendant la grossesse, le dernier trimestre étant décrit comme le pire ». Dans les 6 mois qui suivent l'accouchement, il a été constaté une augmentation des symptômes de la fibromyalgie ainsi qu'une augmentation de la dépression et de l'anxiété post-partum. Néanmoins, il n'a été constaté « aucun effet néfaste de la fibromyalgie sur l'issue de la grossesse ou sur la santé du bébé ». La fausse-couche, l'utilisation de contraceptifs hormonaux et l'allaitement ne semblent pas avoir de répercussion sur l'intensité des symptômes. Cependant, une exacerbation des symptômes prémenstruels est à nouveau signalée....
     
    En résumé, toutes ces études démontrent que la fibromyalgie vient exacerber les « symptômes courants des grandes étapes de la vie reproductive des femmes », mais il en ressort que le rôle précis des hormones sexuelles dans le développement de la fibromyalgie et de ses symptômes reste mal compris et nécessite de plus amples recherches.
     

    Fibromyalgie : Pourquoi c'est surtout une maladie de femmes - Journal of maternal-fetal and neo-natal médicine. - Santé blog : le blog des professionnels de la santé, publié le 18 décembre 2016.
     
    Pregnancy outcome in patients with fibromyalgia syndrome / Zioni T. et al. - J Matern Fetal Neonatal Med., 2011 Nov.; 24 (11) : 1325-8. doi: 10.3109/14767058.2010.551152. (Abstract)
     
    Self-reported flaring varies during the menstrual cycle in systemic lupus erythematosus compared with rheumatoid arthritis and fibromyalgie / Colangelo K. et al. - Rheumalogy (Oxford), 2011 Apr, 50(4):703-8. doi: 10.1093/rheumatology/keq360.
     
    Increased frequencies of hysterectomy and early menopause in fibromyalgia patients : a comparative study / Pamuk ON, Dönmez S, Cakir N. - Clin Rheumatol, 2009 May; 28(5):561-4. doi: 10.1007/s10067-1087-1. (Abstract)
     
    Sex hormones and pain in regularly menstruating women with fibromyalgia syndrome / Okifuji A, Turk DC. - J Pain, 206 Nov; 7(11)851-9. doi: 10.1016/j.jpain.2006.04.005. (Abstract)
     
    The variation in chronic widespread pain and other symptoms in fibromyalgia patients. The effects of menses and menopause / Pamuk ON, Cakir N. - Clin Exp Rheumatol, 2005 Nov-Dec; 23(6):778-82. (Abstract)
     
    Menstrual cycle influences on pain and emotion in women with fibromyalgia / Alonso C. et al. - J Psychosom Res, 2004 Nov; 57(5):451-8. doi: 10.1016/j.jpsychores.2004.05.003. (Abstract)
     
    Menstrual cycle modulation of tender points / Hapidou EG, Rollman GB. - Pain, 1998 Aug; 77(2):151-61. (Abstract)
     
    The effect of reproductive events and alterations of sex hormone levels on the symptoms of fibromyalgia / Ostensen M, Rugelsjoen A, Wigers SH. - Scand J Rheumatol, 1997; 26(5):355-60. (Abstract)
     



  • Efficacité de la stimulation magnétique transcrânienne?

    « Le traitement par stimulation magnétique transcrânienne consiste à utiliser un champ magnétique pour induire un courant électrique (alternatif) de faible intensité dans certaines régions du cerveau afin de modifier l'excitabilité des neurones »
     
    Une méta-analyse a été réalisée par Mikhaïl Saltychev et Katri Laimi de l'Université de Turku (Finlande). Les résultats ont été publiés en décembre 2016 dans l'International Journal of Rehabilitation Research (IJRR).
     
    En conclusion, les chercheurs affirment que la « stimulation transcrânienne répétitive (SMTr) n'est pas plus efficace qu'un traitement simulé (placebo) pour réduire la sévérité de la douleur. Ils remettent donc en question la pertinence de la recommandation, souvent de routine, du moins en Finlande, de ce traitement pour la fibromyalgie ».
     

    Fibromyalgie : le traitement par stimulation magnétique transcrânienne est-il efficace ?  Psychomédia, 20 décembre 2016.
     
    Effectiveness of repetitive transcranial magnetic stimulation in patients with fibromyalgia: a meta-analysis / Saltychev, Mikhail; Laimi, Katri. - International Journal of Rehabilitation Research, December 13, 2016. doi: 10.1097/MRR.0000000000000207. (Abstract accessible sans abonnement)



  • Nouvelle explication à la douleur généralisée

    Vous vous cognez le petit orteil sur le lit, que se passe-t-il ? Le nerf concerné envoie un signal jusqu'à votre moelle épinière, qui traite l'information nociceptive et la fait parvenir ensuite au cerveau, et c'est à ce moment-là que vous ressentez la douleur ! Tout ceci se fait en milli secondes. Une étude publiée récemment dans la revue Science, implique de nouvelles cellules, différentes de celles du système nerveux, dans le processus de la douleur jusqu'alors connu.
     
    L'envoi d'un signal nerveux crée un effet de potentialisation à long terme sur les synapses (c'est la liaison entre deux cellules nerveuses; l'arrivée d'un influx nerveux à une synapse provoque la libération en dehors de la cellule émettrice de neurotransmetteurs qui seront captés par des récepteurs de la cellule cible qui, en réponse, sera activée ou inhibée). Deux chercheurs de l'Université médicale de Vienne, M. T. Kronschläger et J. Sandkühler et leurs collègues, ont découvert que des cellules microgliales (cellules formant la principale défense immunitaire du système nerveux central et qui assure l'équilibre du système neuro-inflammatoire) participent à ce mécanisme de potentialisation amplifiant le signal dans la moelle épinière. Quand elles sont activées par la douleur, ces cellules gliales libèrent des substances qui agissent comme des neurotransmetteurs; circulant via le liquide céphalo-rachidien, elles peuvent parcourir de longues distances et ainsi affecter des synapses plus éloignées amplifiant et dispersant le signal de la douleur à des endroits non touchés initialement. Ce nouveau mécanisme pourrait expliquer le phénomène de douleur inexpliqué ou d'hypersensibilité dans la douleur généralisée selon Jürgen Sandkühler, coauteur.
     
    Selon les chercheurs, une forte douleur occasionnée par une blessure ou une chirurgie pourrait provoquer cette stimulation des cellules gliales, de même que la prise d'opiacés à long terme; ceci expliquerait l'inefficacité de ces médicaments après un certain temps. L'activation de ces cellules peut aussi être enclenchée par des facteurs environnementaux, des maladies cérébrales de type neuro-inflammatoire ou simplement le mode de vie. Il cite en exemple, la dépression, le diabète, la sclérose en plaques, la maladie d'Alzheimer, la sédentarité ou une mauvaise alimentation.
     
    Notez toutefois que le mécanisme expliqué par cette étude est différent du mécanisme de sensibilisation centrale qui sous-tend plusieurs syndromes de douleurs chroniques.
     

    Fibromyalgie et autres douleurs chroniques : nouvelle explication à la douleur généralisée. Actualité publiée dans Psychomédia, le 12 novembre 2016
     
    Pain is not just a matter of nerves / Medical University of Vienna. Publié dans ScienceDaily, November 20, 2016.



  • Analyse de l'efficacité de la pregabaline dans le traitement de la fibromyalgie

    La prégabaline est un anticonvulsivant autorisé pour traiter la fibromyalgie dans certaines parties du monde, dont le Canada et les Etats-Unis.
     
    Selon une étude publiée par l'organisme Cochrane, spécialisé dans les revues de littérature scientifique et les méta-analyses qui combinent les résultats de plusieurs études, la prégabaline (Lyrica) est efficace sur un petit pourcentage des personnes atteintes de fibromyalgie, dans la même mesure que les autres traitements de la fibromyalgie. « Des données probantes de bonne qualité ont montré qu'une personne sur dix souffrant de douleurs fibromyalgiques modérées à sévères rapportait une forte diminution des douleurs, d'un tiers à la moitié, sur 12 à 26 semaines ».
     
    L'efficacité se définissant à la fois par un bon soulagement de la douleur et la possibilité de prendre le médicament pendant une longue durée sans effets secondaires intolérables. La dose de prégabaline était de 300 à 600 mg par jour.
     
    Des effets secondaires ont été observés chez 8 ou 9 personnes sur 10, souvent pendant l'ajustement de la dose. Les effets secondaires spécifiques comprenaient des étourdissements, une somnolence, une prise de poids et un œdème périphérique.
     
    Les auteurs rapportent que « les médicaments antalgiques courants, comme le paracétamol et l'ibuprofène, ne sont généralement pas considérés comme efficaces ». Par contre, « certains médicaments utilisés pour traiter l'épilepsie ou la dépression peuvent être efficaces chez certaines personnes souffrant de fibromyalgie et d'autres formes de douleurs chroniques qui peuvent être associées à des lésions nerveuses » .
     

    Fibromyalgie : quelle est l'efficacité de la prégabaline (Lyrica) contre la douleur ? - Publié dans Psychomédia, 27 novembre 2016

    Pregabalin for treating fibromyalgia pain in adults / Derry S, Cording M, Wiffen PJ, Law S, Phillips T, Moore R. - Published in Cochrane Library, 29 September 2016. DOI: 10.1002/14651858.CD011790.pub2
     
     



  • Insomnie et douleur : échelle d'évaluation et thérapie cognitivo-comportementale

    C'est un fait déjà documenté, le sommeil des personnes atteintes de fibromyalgie est généralement altéré. C'est le stade le plus profond du sommeil, celui qu'on nomme sommeil à ondes lentes, qui semble déréglé.

     
    Bien que le sommeil soit un très bon remède pour gérer la douleur chronique, la peur de ne pas réussir ou le fait de se sentir incapables de dormir quand on a mal peut toutefois aggraver le risque et le degré d'insomnie. C'est ce lien psychologique, identifié par des chercheurs de l'Université de Warwick, qui les a incités à développer une échelle d'évaluation et d'y greffer une thérapie cognitive spécifique pour contrer autant l'insomnie que la douleur afin de réduire les pensées négatives sur la douleur et l'insomnie.
     
    Cette échelle d'évaluation développée par les chercheurs, la Related Beliefs and Attitudes about Sleep (PBAS) Scale permet d'évaluer et mesurer ces croyances. Il s'agit de la première échelle en mesure d'évaluer les effets des deux comorbidités. Par la suite, une thérapie cognitivo-comportementale spécifique (TCC) permet aux thérapeutes d'agir et de « travailler » sur le sommeil et de réduire ainsi de manière significative les niveaux de douleur : la thérapie s'attaque justement à ces pensées négatives.
    En conclusion, la façon dont nous pensons à notre sommeil et à son interaction avec la douleur peut nous aider à lutter conjointement contre l'aggravation de l'insomnie et de la douleur.
     

    Fibromyalgie : Lutter à la fois contre l'insomnie et la douleur / P. Bernanose - Santé blog : le blog des professionnels de la santé, 2016/10/03
     
    Development of the Pain-related Beliefs and Attitudes about Sleep (PBAS) Scale for the assessment and treatment of insomnia comorbid with chronic pain / Esther F. Afolalu, et al. - Journal of clinical sleep médicine, 2016; 12(9): 1269-1277



  • Profils de personnalité associés à la fibromyalgie et au syndrome de fatigue chronique

    Une étude présentée dans la revue PeerJ met en évidence certains traits ou profils de personnalité associés à la fibromyalgie et au syndrome de fatigue chronique, deux maladies similaires encore difficiles à diagnostiquer. Connaître ces données permettra aux spécialistes de mieux adapter le traitement des personnes atteintes en fonction de leur besoins psychologiques.
     
    Les auteurs du Tel Aviv Sourasky Medical Center et de l'Université Ben-Gurion du Negev (Israël) expliquent que plusieurs études ont tenté sans succès de démontrer que certains traits de personnalité prédisposaient au développement de la fibromyalgie. Dans cette nouvelle recherche, ils tentent plutôt de démontrer comment certains traits de personnalité agissent plutôt sur les symptômes de la fibromyalgie comme tel.
     
    344 personnes atteintes de fibromyalgie ou du syndrome de fatigue chronique, dont 90.4 % de femmes, ont participé à cette étude. 75,6% d'entre elles répondaient aux critères de diagnostic de la fibromyalgie (Fibromyalgia Criteria and Severity Scales- FCSS), les autres, sans correspondre totalement à ces critères, présentaient tout de même des niveaux élevés de douleur chronique généralisée, de fatigue et d'autres symptômes de la fibromyalgie, ceci suggérant un développement en cours de la maladie.
     
    Les participants des deux groupes ont complété un questionnaire sur les critères de sévérité de la fibromyalgie, (Fibromyalgia Criteria and Severity Scales- FCSS), sur leur fonctionnement émotionnel, leur niveau de soutien social ainsi qu'une évaluation subjective de leur condition de santé générale.
     
    Les chercheurs ont analysé 4 facteurs de personnalité: l'alexithymie, soit la difficulté à reconnaître, identifier et exprimer ses émotions; la personnalité de type D (éprouver des émotions négatives et ne pas les partager); la positivité ou la confiance en soi; et le soutien moral.
     
    Les deux groupes (avec et sans diagnostic de fibromyalgie) présentent la même proportion de personnalité de type D. Toutefois l'analyse des traits de personnalité fait ressortir deux groupes distincts indifféremment de la gravité de leurs symptômes ou de leurs données démographiques. En gros, le premier groupe qui affiche des symptômes plus sévères (97 personnes) présente une capacité d'adaptation moindre; un niveau d'alexithymie et d'évitement à faire face aux situations plus élevé; une faible capacité d'auto-détermination et à s'auto-récompenser; un faible positivisme et un soutien social déficient. S'ajoute à cela une capacité moindre à persévérer face à la fatigue ou à la frustration et une plus grande difficulté à exprimer leurs émotions.
     
    En guise de conclusion, les intervenants devront donc tenir compte des traits de personnalité propre à chacun pour mieux répondre aux besoins des personnes atteintes et leur offrir un traitement personnalisé.
     

    Distinctive personality profiles of fibromyalgia and chronic fatigue syndrome patients. - PeerJ 2016 Sep doi:10-7717/peerj.2421
    Texte intégral : htpps://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5028783/ ou https://peerj.com/articles/2421/
     
    Fibromyalgie et fatigue chronique : quand la psychologie vient s'en mêler. - Santé blog : le blog des professionnels de la santé, 2016-10-24 
     



  • La neuro-imagerie pour le diagnostic et l'évaluation de la sévérité de la fibromyalgie

    La fibromyalgie est une maladie difficile à diagnostiquer et à traiter dû au fait qu'elle partage de nombreux symptômes avec d'autres maladies chroniques. Les chercheurs s'appliquent à trouver des outils diagnostiques (génétiques, ophtalmiques ou d'imagerie médicale). La revue Pain publie une étude mettant en évidence des réponses cérébrales différentes à des stimuli douloureux vs non-douloureux chez les personnes atteintes et ce, à l'aide d'une simple imagerie à résonnance magnétique (IRM). Des études ont déjà identifié que le cerveau de ces personnes présentait une réponse inadéquate à la douleur et ainsi qu'une hypersensibilité.
     
    Les spécialistes veulent identifier les altérations neuronales et le niveau de douleur et de handicap que présentent les personnes atteintes, ce que ne permet pas la simple évaluation de 12 sites corporels hypersensibles à la pression. Aussi à l'aide de l'IRM, ils ont évalué la réponse à la douleur causée par une pression et la réponse à des stimuli non-douloureux tant visuels, tactiles qu'auditifs chez un groupe atteint (37 individus) et chez un groupe témoin (35 individus). Ils ont identifié 3 différentes signatures cérébrales chez le groupe atteint.
     
    Les scientifiques ont réussi à observer la réaction à la douleur de certaines zones du cerveau (insula, cortex fronto-latéral) et à évaluer les paliers de douleurs du groupe atteint. Ils ont identifié 3 motifs neurologiques relatifs à l'hypersensibilité à la douleur. Marina López-Solà, chercheure en santé cognitive de l'université du Colorado à Boulder et responsable de l'étude explique que les mesures cérébrales qu'ils ont développées permettent d'indiquer des anomalies cérébrales particulières à chaque personne atteinte. Le taux de précision des tests est de 93%. Ces mesures aident à reconnaître la fibromyalgie pour ce qu'elle est, c'est-à-dire un trouble du système nerveux central, et à la traiter plus efficacement. La validation de ces données permettrait d'identifier des cibles neuronales pour chaque individu atteint pour l'élaboration de traitements personnalisés.
     
    La neuro-imagerie semble être un outil prometteur pour le diagnostic et l'évaluation de la sévérité de la fibromyalgie ou toutes autres neuropathies douloureuses. Avec cet outil, les chercheurs peuvent enfin dire que la fibromyalgie est une maladie du système nerveux central.
     

    Fibromyalgie : une signature cérébrale permettant d'identifier la maladie dans 93% des cas. - Psychomédia, 2016-10-17

    Towards a neurophysiological signature for fibromyalgia. - Pain, August 31, 2016 doi:10.1097/j.pain.000000000000707
    (abstract en accès libre) 
     
    Fibromyalgie : on a trouvé sa signature neurophysiologique ! / Santé blog : le blog des professionnels de la santé. Article diffusé le 19 octobre 2016
     
    Fibromyalgie : 3 motifs neurologiques pour un traitement mieux personnalisé. - Santé blog : le blog des professionnels de la santé. Actualité publiée le 23 octobre 2016



  • Pathologies liées à la fibromyalgie - Dérégulation du système nerveux central

    En juin 2016, paraissait dans la revue Neuroscience un article sur la neurobiologie de la fibromyalgie. Les chercheurs américains Kathleen A. Sluka et Daniel J. Clauw y mentionnent que la fibromyalgie regroupe des différentes pathologies hétérogènes qui impliquent divers mécanismes. Les personnes atteintes ne présentent aucune particularité ou dommage musculaire pouvant expliquer les douleurs ressenties. Le système nerveux central aurait semble-t-il de la difficulté à traiter adéquatement les signaux de douleur dus à une hypersensibilité sensorielle. Ces altérations seraient aussi responsables des autres symptômes de la maladie comme la fatigue, les troubles cognitifs et de l'humeur.
     
    Les personnes atteintes présentent des déséquilibres au niveau des neurotransmetteurs responsables de la douleur et leurs imageries cérébrales dévoilent des différences fonctionnelles notables. Celles-ci pourraient permettre aux chercheurs d'identifier des sous-types de la maladie qui reposent sur des mécanismes d'origines différentes.
     
    La supposition d'un rôle cérébral permettrait d'expliquer l'inefficacité des anti-inflammatoires non-stéroïdiens ou des infiltrations de corticostéroïdes dans le traitement de la douleur de la fibromyalgie. Ceci expliquerait aussi pourquoi l'exercice, qui a la capacité d'altérer la transmission de certains neurotransmetteurs, soit bénéfique aux personnes atteintes.
     
    Une prédominance du rôle cérébral n'empêche pas que des signaux de douleurs provenant du système nerveux périphérique ou de tissus endommagés puissent contribuer à la douleur générale ressentie mais dont la perception serait amplifiée par les mécanismes de sensibilisation cérébrale.
     
    Les signaux de douleurs provenant du système nerveux périphérique causés par des maladies telles que l'arthrose ou des maladies auto-immunes pourraient aussi alimenter la sensibilisation cérébrale. En effet les chercheurs ont noté une amélioration des altérations cérébrales lorsque la condition douloureuse périphérique diminue.
     
    Des recherches (2011-2013) s・attardent à la possibilité que des altérations du système nerveux périphérique participent à la douleur de la fibromyalgie. D'autres explorent un rôle potentiel de l'inflammation systémique.
     
    La douleur peut être soit d'origine nociceptive  i.e. due à des lésions aux tissus (douleur aiguë), soit d'origine neuropathique i.e. liée à des lésions des nerfs périphériques ou centraux (polyarthrite rhumatoïde, lombalgie) ou soit d'origine centrale i.e. sans lésions de tissu ou de nerf identifiable mais plutôt reliée à une dérégulation neuronale persistante; la fibromyalgie se situe dans cette dernière catégorie selon Daniel J. Clauw, et une dizaine de collègues qui ont collaboré dans un article sur la fibromyalgie, publié en septembre 2016 dans le Clinical Journal of Pain. Ce chercheur vient d'ailleurs de recevoir une subvention de $7,5 millions sur 5 ans des National Institutes of Health américains pour poursuivre ses travaux sur la douleur chronique.
     

    La fibromyalgie regroupe différentes pathologies, expliquent des chercheurs. - Psychomédia, 23 octobre 2016
     
    Fibromyalgie, SFC, SCI et autres douleurs chroniques résulteraient d'une dérégulation du système nerveux central. - Psychomédia, 5 novembre 2016

    Neurobiology of fibromyalgia and chronic widespread pain / Sluka KA, Clauw DJ. - Neuroscience, 2016 Jun 9. doi:10.1016/j.neuroscience.2016.06.006
     
    Fibromyalgia and chronic pain syndromes : a white paper detailing current challenges in the field / Lesley M. Arnold et al. - Clin J Pain, 2016 Sep; 32 (9): 737-746. doi: 10.1097/AJP.0000000000000354
     
    Chronic pain researchers to expand work with $7.5M award from NIH / University of Michigan Healht System. - EurekAlert : the global source for science news, 17 oct. 2016



  • Un diagnostic grâce à un test ophtalmologique ?

     
    Des ophtalmologistes bientôt à la rescousse des rhumatologues ? Peut-être. Des chercheurs du Miguel Servet University Hospital de Zaragoza en Espagne ont trouvé une piste prometteuse pour développer un premier test diagnostique pour la fibromyalgie, cette pathologie neurologique si complexe. Comme cette maladie concerne essentiellement les « petites fibres nerveuses », ils ont décidé d'évaluer celles de la rétine afin de déterminer si la fibromyalgie a une incidence sur leur épaisseur.
     
    Plusieurs études confirment que les personnes atteintes de fibromyalgie présentent des différences cérébrales visibles à l'aide de l'IRM, toutefois cet outil de diagnostic est dispendieux et difficilement accessible. Cependant l'observation des axones du nerf optique permettrait d'avoir une bonne idée de la condition de ceux situés dans le SNC (système nerveux central). Les chercheurs utilisent la tomographie par cohérence optique, test régulièrement utilisé par les ophtalmologistes pour dépister entre autres le glaucome ou la rétinopathie diabétique pour évaluer les axones rétiniens. Contrairement à l'IRM, ce test est peu dispendieux, plus rapide et surtout non invasif pour le patient. Ils ont évalué la fonction visuelle de 116 personnes atteintes et de 144 non atteintes d'âge semblable; les résultats seraient concluants. Les chercheurs ont noté une diminution significative de l'épaisseur des axones rétiniens, et ce, même à un stade précoce ou léger de la maladie (telle qu'évaluée par le Fibromyalgia Impact Questionnaire - FIQ).
     
    Il faut toutefois envisager d'autres études avec une plus grande population et sur une plus longue période de temps avant de pouvoir considérer ce test comme outil de diagnostic fiable pour la fibromyalgie.
     
    L'article original Fibromyalgia Is Correlated with Retinal Nerve Fiber Layer Thinning est accessible dans PLoS ONE, et il a fait l'objet d'un résumé dans Psychomedia sous le titre La fibromyalgie induirait des dommages aux fibres nerveuses de la rétine : implications et dans Sciences et Avenir Santé sous Diagnostiquer la fibromyalgie grâce à un examen ophtalmologique par Sylvie Riou-Milliot. Le blog de Santé Log présente aussi un article intitulé L'œil, une fenêtre de diagnostic par test ophtalmologique classique.
     



  • Traitement de la fibromyalgie - Recommandations de l'EULAR

    En 2005, l'European League Against Rheumatism, mieux connue sous son acronyme EULAR, avait présenté des recommandations pour la prise en charge de la fibromyalgie. Une mise à jour de ces recommandations a été publiée en 2016.
     
    C'est à partir de l'analyse des études portant sur la prise en charge pharmacologique et non pharmacologique de la fibromyalgie que ce groupe pluridisciplinaire a tiré ses conclusions. Pour en arriver là, 106 analyses et méta-analyses, 275 compte-rendus d'études et 2 979 articles ont été examinés.
     
    La seule recommandation d'intervention pour lesquelles les données se sont montrées probantes est l'exercice. On retient toutefois une approche graduée pour un traitement plus efficace :
    • La prise en charge initiale devrait se concentrer sur les thérapies non pharmacologiques et devrait impliquer l'éducation du patient. 
    • En cas de non-réponse, on suggère, bien que leur efficacité ait été jugée faible, les traitements suivants :
      • des thérapies psychologiques pour développer des stratégies d'adaptation et pour diminuer les troubles de l'humeur ;
      • des médicaments pour diminuer les douleurs et améliorer le sommeil ;
      • un programme de réadaptation combinant plusieurs approches.
     
    On peut consulter le résumé de ces recommandations dans l'article Traitement de la fibromyalgie : nouvelles recommandations (juillet 2016, EULAR) publié le 9 juillet 2016 dans le site Psychomédia. L'article original a été publié dans le British Medical Journal et est accessible en ligne depuis le 4 juillet 2016 sous le titre EULAR revised recommendations for the management of fibromyalgia.
     



  • L'intensité des douleurs liées à la fibromyalgie déclenchée par des migraines

    Bien que la cause de la fibromyalgie demeure toujours inconnue, Maria Adele Giamberardino et dix autres chercheurs italiens ont mené une recherche avec 203 femmes afin de constater si une hypersensibilité apparaissait chez celles atteintes simultanément de migraine et de fibromyalgie. Chez ces patientes, il a été constaté que 87% des pics de douleur se produisaient dans les douze heures suivant leur migraine. Ils ont conclu que chez ces femmes migraineuses et touchées par la fibromyalgie, le seuil de sensibilité serait diminué. En conclusion, ces chercheurs de l'Université Chieti recommandent d'utiliser des traitements pour réduire le nombre de crises de migraine afin de diminuer significativement l'impact sur les douleurs liées à la fibromyalgie.
     
    On fait référence à cette étude dans le site Faire face : mieux vivre le handicap moteur. Mise en ligne le 15 mai 2016, l'article écrit par Johanna Amselem s'intitule La fibromyalgie déclenchée par les migraines. L'article original a été publié dans le Journal of Headache and Pain sous le titre Impact of migraine on fibromyalgia symptoms.
     



  • Du magnésium pour calmer la douleur liée à la fibromyalgie

    Le magnésium L-thréonate, aussi identifié par le nom de marque mmfs-01, déjà considéré efficace contre la déficience cognitive légère liée à l'âge pourrait aussi contribuer à traiter la douleur chez les patients atteints de fibromyalgie ou du syndrome de fatigue chronique. Différent de la plupart des autres magnésiums, celui-ci peut passer facilement du sang au cerveau, augmentant ainsi le nombre et la fonction des synapses. Une étude de la Clinique Mayo démontre que cette forme de magnésium, pris 2 fois par jour pendant trois semaines, sous forme de pulvérisation, réduirait la douleur ainsi que le fibro-brouillard fréquent dans la maladie. On explique ce résultat par la capacité du magnésium à inhiber l'activité des récepteurs NMDA, ceux-ci participant au mécanisme de déclenchement de la douleur.
     
    Cette étude, publiée dans le Journal of Integrative Medicine (vol.13 no 5, 2015) est intitulée Effects of transdermal magnesium chloride on quality of life of patients with fibromyalgia : a feasibility study. Elle a été menée avec 24 patients par des chercheurs (Deborah J. Engen et al.) de la Clinique Mayo. Un résumé en français, sous le titre Fibromyalgie : du magnésium pour calmer la douleur et éclaircir le cerveau a été publié le 17 juin 2016 dans Santé blog : le blog des professionnels de la santé.
     
    Note : Avant de se faire prescrire ce supplément, le médecin doit s'assurer que le patient ne présente aucune contre-indication personnelle, par exemple une dysfonction rénale.
     



  • Lien entre niveaux de leptine et douleur

    Une étude du chercheur Younger Jarred de l'Université de l'Alabama à Birmingham et de ses collègues rapporte deux études portant sur l'association de la leptine avec la douleur. La première étude, considérée comme étude pilote, a été menée pendant 25 jours avec trois femmes ayant un diagnostic de fibromyalgie : on vérifiait leur niveau sanguin quotidien de leptine. La leptine prédisait 49% de la variance de la douleur. La seconde étude portait sur l'analyse rétrospective de données concernant 5676 femmes afin de déterminer le lien entre les niveaux de leptine, l'indice de masse corporelle et la douleur. Un niveau de leptine et un indice de masse corporelle élevés, évalués de façon indépendante, étaient liés à une plus grande douleur.
     
    Cette étude publiée dans Journal of Women's Health semble indiquer que la leptine serait un facteur prédictif de la douleur et pourrait être impliquée dans un mécanisme sous-jacent aux états de douleur généralisée. Le mécanisme en cause pourrait être la stimulation de l'activité des cellules microgliales. Ces dernières sont des cellules macrophages du système immunitaire qui forment la principale défense immunitaire du système nerveux central. Plusieurs études ont déjà montré un lien entre les niveaux sanguins de leptine et la sévérité de la douleur chez les personnes souffrant d'arthrose ou avec plusieurs maladies inflammatoires.
     
    L'article intégral, intitulé Association of leptin with body pain in women, publié en mars 2016 dans la Journal of Women's Health est accessible en ligne. On peut également consulter le résumé paru dans Psychomédia le 17 avril 2016 sous le titre Fibromyalgie : un lien entre les niveaux de leptine et de douleur ainsi que l'article intitulé Fibromyalgie : la piste leptine dans la douleur féminine publié le 16 avril 2016 dans Santé blog : le blog des professionnels de la santé.
     
    Parmi la collection disponible au centre de documentation de l'AFRM, notons le volume Syndrome de fatigue chronique, fibromyalgie : ma santé d'abord (FIBRO-073) écrit par Denise La Frenière. Cette femme, atteinte de fibromyalgie et de fatigue chronique, avait déjà observé un possible lien entre la leptine et l'augmentation des symptômes liés à la maladie. Elle y fait également référence dans son blogue, en date du 3 septembre 2014, dans l'article intitulé Syndrome de fatigue chronique, fibromyalgie, la leptine.
     
     



  • Troubles du sommeil et fibromyalgie

    Selon une étude publiée dans la revue Arthritis & Rheumatology de l'American College of Rheumatologie, le sommeil non réparateur serait un facteur important indiquant un risque accru d'apparition de douleurs généralisées chez les personnes de 50 ans et plus. La douleur généralisée est la caractéristique principale de la fibromyalgie.
     
    La douleur généralisée, affectant plusieurs régions du corps, touche environ 15% des femmes et 10% des hommes de plus de 50 ans. Les chercheurs, sous la direction de John McBeth de l'Université Keele, ont mené leur étude avec 4326 personnes de plus de 50 ans ne souffrant pas de douleur généralisée au début de l'étude. Ils ont recueilli des données sur leur santé psychologique et physique, sur leur mode de vie et sur leur douleur. Parmi celles-ci, 1562 ne rapportaient aucune douleur alors que 2764 faisaient mention de douleurs localisées.
     
    Après trois ans, 800 participants, soit 19% d'entre eux, rapportaient l'apparition de douleurs généralisées. Les chercheurs ont constaté que, parmi l'ensemble des facteurs mesurés, c'est le sommeil non récupérateur qui était le plus important prédicteur de l'apparition de ces douleurs. Les autres éléments indiquant un risque accru étaient l'anxiété, la qualité de vie liée à la santé et les problèmes cognitifs.
     
    Vous pouvez prendre connaissance de l'étude intégrale intitulée : Predictors of new-onset widespread pain in older adultes : results from a population based prospective cohort study in the UK, par John McBeth, Rosie J. Lacey et Ross Wilkie, publiée dans Arthritis & Rheumatology, vol. 66 no 3, March 2014, pp. 757-767. DOI 10.1002/art38284. Le site de Psychomédia y fait référence le 13 février 2014 dans un article intitulé Le sommeil non récupérateur lié aux douleurs généralisées et à la fibromyalgie.
     
    Pour compléter cette information, jetez aussi un oeil à la rubrique Perturbations du sommeil profond et fibromyalgie accessible un peu plus bas dans cette même page.
     



  • Musicothérapie et fibromyalgie

    Selon une étude publiée en 2010 sous le titre Effect of music as nursing intervention for people diagnoses with fibromyalgia dans la revue Pain Management Nursing, la musicothérapie semblerait efficace pour lutter contre les symptômes de la fibromyalgie. Ce sont des chercheurs de l'université de Grenade, en Espagne, qui ont mené une expérience afin d'analyse les effets de la musique sur les personnes souffrant de fibromyalgie.
     
    Ces chercheurs, dont Maria Dolores Onieva-Zafra, professeure à l'Université d'Almeria, ont testé sur un groupe de malades la musicothérapie associée à une relaxation basée sur l'imagerie. En plus des séances offertes, les patients ont reçu un CD leur permettant de continuer le traitement à domicile. Les principaux symptômes de la fibromyalgie avaient été évalués avant le traitement, puis l'ont été à nouveau quatre semaines, puis huit semaines après. À la fin de cette période, les participants ont indiqué que cette thérapie avait permis une réduction significative de leur douleur et une amélioration de leur qualité de vie et de bien-être. Ceux-ci se sont également déclarés satisfaits de pouvoir poursuivre cette thérapie à domicile. Cette thérapie, facile à mettre en œuvre, représenterait donc un bon rapport coût-efficacité.
     
    Même si cette étude a été effectuée en 2010, plusieurs sites Web en ont fait mention récemment. Pour prendre connaissance du résumé (le texte intégral n'étant pas accessible sans abonnement), vous pouvez consulter l'une ou l'autre des pages suivantes :
     

     



  • Centre de contrôle de la douleur découvert dans l'hypothalamus

    Un centre de contrôle de la douleur a été découvert dans l'hypothalamus par une équipe internationale. Le chercheur français Alexandre Charlet et ses collègues du CNRS, de l'Inserm et de l'Université de Strasbourg ont identifié une petite population de 30 cellules de petite taille du noyau paraventriculaire de l'hypothalamus. Ces neurones libèrent de l'ocytocine dans le sang et la moelle épinière. L'oxytocine est une substance qui joue un rôle majeur dans l'intensité de réponse à la douleur. Elle vient «endormir» les neurones périphériques et, de ce fait, diminue la douleur.
     
    Les travaux de cette équipe de chercheurs permettent de comprendre la manière dont ces différentes populations de neurones se coordonnent afin de contrôler l'interprétation du message de la douleur par le système nerveux. Cette découverte d'un centre de contrôle analgésique est prometteuse pour le traitement des douleurs pathologiques.
     
    L'article A New Population of Parvocellular Oxytocin Neurons Controlling Magnocellular Neuron Activity and Inflammatory Pain Processing a été publié dans la revue Neuron. Vous pouvez également consulter les nouvelles publiées à ce propos dans plusieurs sites :
    - 30 petits neurones pour contrôler la douleur. - Ici Radio-Canada.ca - Science, 7 mars 2016



  • Faire du sport pour réduire les douleurs

    Un groupe d'experts de la Cochrane Library, spécialisé dans les troubles musculo-squelettiques comme la fibromyalgie, a conclu que la pratique d'une activité physique comme l'aquagym ou une autre activité, qu'ils ont qualifié de «terrestre», avait des effets bénéfiques sur le bien-être, les symptômes et la forme physique.
     
    Pour en arriver à cette conclusion, le groupe a analysé seize études comparant les effets de l'aquagym à des soins standards, à d'autres types de pratiques physiques et à différentes formes d'exercices aquatiques sur le syndrome de fibromyalgie. L'ensemble des études analysées portait au total sur 866 femmes et 15 hommes. Neuf études comparaient l'aquagym aux soins standards, cinq à d'autres formes d'exercices et deux évaluaient plusieurs types d'exercices aquatiques entre eux.
     
    Vous pouvez consulter cette étude, Aquatic exercise training for fibromyalgia, publiée en ligne le 28 octobre 2014 dans Cochrane Library. Il en a également été fait mention dans le site Top Santé.com - Votre santé & bien-être au quotidien, le 21 février 2016 ; l'article s'intitule Fibromyalgie : faites du sport pour réduire les douleurs.
     



  • L'acupuncture pour soulager la douleur

    Une étude conduite en Espagne avec 164 participants atteints de fibromyalgie et 153 autres non touchés par la maladie a comparé les traitements d'acupuncture à un traitement placebo d'acupuncture simulé. Les traitements ont été prodigués à raison de neuf séances de 20 minutes chacune. Les patients continuaient à prendre leur médication habituelle, que ce soit des antidouleurs ou des antidépresseurs. Ils devaient évaluer leurs niveaux de douleur, de dépression et leur qualité de vie à l'aide de questionnaires, au début du traitement, puis dix semaines, six mois et un an plus tard.
     
    Après dix semaines, l'intensité de la douleur perçue était plus faible chez les patients ayant reçu le traitement d'acupuncture. Elle avait diminué de 40% contre 27% pour le traitement placebo. Même après un an, une semblable différence a demeuré : chez les personnes traitées et 6% pour celles ayant reçu des traitements simulés.
     
    Ces chercheurs ont donc conclu que l'acupuncture s'avérait efficace pour soulager la douleur. Elle améliore la qualité de vie et peut être considérée comme un traitement intéressant dans la fibromyalgie.
     
    Le résumé de l'étude peut être consulté dans divers sites Internet donc celui de ReseachGate, sous le titre Acupuncture for fibromyalgia in primary care : a randomised controlled trial. L'article complet a été publié dans Acupuncture in Medicine, en février 2016. On peut également prendre connaissance d'un article publié sur Santé blog : le blog des professionnels de la santé le 7 janvier 2016 intitulé Fibromyalgie : l'acupuncture fait ses preuves contre la douleur.
     



  • Perturbations du sommeil profond et fibromyalgie

    Un article, paru dans le Journal of Neurophysiology, fait ressortir que les personnes souffrant de fibromyalgie ont des perturbations du sommeil profond. Les schémas des ondes cérébrales du sommeil profond seraient perturbés par des ondes cérébrales qui renvoient à un état de veille. Des chercheurs de l'Université de Californie à Berkeley seraient en mesure de décrypter ces schémas afin d'identifier des cibles possibles pour de nouveaux traitements de la fibromyalgie.
     
    C'est à partir d'un modèle mathématique des habitudes de sommeil observées chez des patients atteints de fibromyalgie que l'équipe est parvenue à mieux comprendre les sources de ces caractéristiques anormales. Les chercheurs ont analysé comment agissait l'oxybate de sodium (Xyrem®), un médicament déjà documenté pour améliorer le sommeil, sur ces patients. Ils ont constaté que ce médicament entraînait des modifications dans le thalamus, une zone du cerveau qui régule le sommeil, en restaurant la structure normale des ondes du sommeil profond. Ce médicament agit sur des canaux liés à un neurotransmetteur appelé GABA qui inhibe l'action du système nerveux et influe sur le sommeil. Cette découverte ouvrirait la voie à un traitement potentiel de la maladie.
     
    Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le résumé de cette étude, intitulée Thalamic mechanisms underlying alpha-delta sleep with implications for fibromyalgia, publié dans le Journal of Neuophysiology, le 1er septembre 2015. Il en a été fait mention dans le site de Doctissimo le 26 février 2016, sous le titre Restaurer le sommeil pour traiter les symptômes de la fibromyalgie. Il en a également été fait mention dans La Dépêche.fr et dans Métro, le 27 février 2016, sous le titre Restaurer le sommeil pourrait traiter les symptômes de la fibromyalgie.
     
    Une autre étude démontrerait que les personnes atteintes de fibromyalgie se réveilleraient plus de 6 fois par nuit. Publiée dans le Clinical Journal of Pain, des chercheurs de l'Université d'Ontario, après avoir étudié 132 personnes atteintes de fibromyalgie, 109 insomniaques et 52 personnes sans problème de sommeil identifié, ont observé que les personnes fibromyalgiques auraient un sommeil profond fragmenté. Leurs nuits seraient caractérisées par une grande succession de réveils nocturnes de courtes durées. Bien que plus fréquentes, ces phases d'éveil seraient toutefois plus courtes chez celles-ci que chez les personnes souffrant d'insomnie primaire. Reste à trouver comment rétablir un sommeil convenable pour soulager les personnes fibromyalgiques.
     
    Vous pouvez consulter le résumé de l'étude de Thomas Roth et al., intitulée Characteristics of disturbed sleep in patients with fibromyalgia compared with insomnia or with pain-free volunteers, accessible dans le Clinical Journal of Pain, vol. 32 no 3, April 2016. p.302-307. DOI:10.1097/AJP.0000000000000261. Le texte intégral est accessible dans le site de ResearchGate. On y fait également référence à cette étude dans le site Pourquoi docteur ?. Anne-Laure Lebrun signe un article, en date du 12 avril 2016, intitulé Sommeil fragmenté - Fibromyalgie : les malades se réveillent plus de 6 fois par nuit.
     

     



  • Caisson hyperbare et fibromyalgie

    La revue PLoS One a publié en mai les résultats d'une étude portant sur les bienfaits de l'oxygénothérapie hyberbare pour les patients atteints de fibromyalgie. Cette thérapie est couramment utilisée pour traiter entre autres l'embolie, les intoxications au monoxyde de carbone, la maladie de décompression, les brûlures. Elle aide aussi à la cicatrisation des plaies difficiles à guérir. Le caisson hyperbare expose les patients à de l'oxygène pur, à une pression plus élevée que celle de l'atmosphère, ce qui permet notamment l'augmentation du taux d'oxygénation du sang.

     
    Les chercheurs, sous la direction du Dr Eshel Ben-Jacob, étudiaient les effets de l'oxygénothérapie hyperbare sur les victimes de commotion cérébrale lorsqu'ils se sont rendus compte que cette thérapie aidait aussi au traitement de la fibromyalgie, certains de leurs patients souffrant des deux problèmes. L'équipe a alors mené une seconde étude avec 60 femmes diagnostiquées depuis au moins deux ans. Parmi celles-ci, 24 ont reçu 40 séances de 90 minutes 5 jours par semaine pendant 2 mois. Le groupe témoin, composé des 36 autres patientes, a reçu le même traitement mais avec 2 mois de décalage.
     
    Les deux groupes ont obtenu les mêmes améliorations : tout d'abord, une réduction significative de médication contre la douleur et même, dans certains cas, un arrêt complet, puis une forte réduction des symptômes associés à la maladie. Les chercheurs ont observé, à l'aide de scans du cerveau effectués avant et après les traitements, des changements d'activité dans certaines zones cérébrales. Ces conclusions suggèrent donc que le caisson hyperbare pourrait faire davantage que réduire les symptômes, il pourrait devenir un moyen de venir à bout de la maladie.
     
    Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter l'article intégral, intitulé Hyperbaric oxygen therapy can diminish fibromyalgia syndrome – Prospective clinical trial, publié dans le journal PLoS One, le 26 mai 2015. Cette étude a été rapportée dans les sites Santé Log - La communauté des professionnels de santé et Pourquoi docteur?, le 3 et le 8 juin. On peut consulter ces articles : Fibromyalgie : un caisson pour en venir à bout ainsi que Fibromyalgie : le caisson hyperbare réduit la douleur - Un traitement à base d'oxygène à haute pression aide à réduire la douleur des patients atteints de fibromyalgie, par Julie Levallois.
     



  • Impact de la musique douce sur la douleur

    La musique ne ferait pas qu'«adoucir les mœurs» mais aurait aussi une influence positive sur la douleur chez les personnes atteintes de fibromyalgie. C'est ce que vient confirmer une étude parue dans la revue Frontiers in Psychology et que rapporte Psychomédia dans son édition du 12 novembre 2015.
     
    L'étude, menée auprès de 22 personnes atteintes de fibromyalgie par Eduardo A. Garza-Villareal de l'Université autonome de Nuevo Leon (Mexique) et ses collègues, a démontré que la douleur devenait moins intense et moins désagréable après l'écoute d'une musique calme pendant 10 minutes. On a d'abord fait remplir aux participants différents questionnaires en rapport avec leur douleur puis on leur a fait passer un test de mobilité fonctionnelle. Après leur avoir fait écouter une musique calme de leur choix pendant 10 minutes ou leur avoir fait porter des écouteurs qui réduisaient les bruits ambiants, ce qu'on appelle un «bruit rose», pendant la même durée.
     
    Après l'écoute de la musique, ces participants ont évalué leur douleur non seulement amoindrie mais ils pouvaient aussi effectuer la tâche de mobilité demandée plus rapidement. Il y avait corrélation entre l'analgésie rapportée et l'amélioration de la mobilité.
     
    Ce n'est pas la première fois que des études montrent que la musique peut induire une analgésie des douleurs aigües ou chroniques. Le lien peut s'expliquer par la distraction, le plaisir, la relaxation et la réduction de l'état dépressif.
     
    L'article de Psychomédia est paru sous le titre Fibromyalgie : la musique testée pour réduire la douleur. L'article original publié dans la revue Frontiers in Psychology, numéro du 11 février 2014, est intitulé Music reduces pain and increases functional mobility in fibromyalgia [doi: 10.3389/fpsyg.2014.00090].
     



  • Symptômes cognitifs et fibromyalgie

    Une nouvelle étude vient confirmer la présence de troubles cognitifs dans la fibromyalgie. L'American College of Rheumatology a même ajouté ce dysfonctionnement cognitif à la liste des critères diagnostiques de la fibromyalgie.
     
    L'étude menée par Valentina Tesio, de l'Université de Turin (Italie) et ses collègues regroupait 30 femmes atteintes de fibromyalgie pairées avec 30 autres femmes non atteintes de douleurs chroniques ou de maladies rhumatismales. On leur a fait compléter divers questionnaires permettant d'évaluer différentes fonctions cognitives. Les résultats ont confirmé la présence de déficits de l'attention, de la mémoire à long terme, de certaines composantes de fonctions exécutives et de la mémoire de travail (i.e. de la mémoire à court terme).
     
    Les participantes ont aussi indiqué combien ces déficiences interféraient avec leur fonctionnement et leur qualité de vie. Plus la fibromyalgie était sévère, plus le fibro-brouillard était important.
     
    Cette étude a été publiée dans la revue Arthritis Care and Research. On peut prendre connaissance de la synthèse produite par Nora MacReady sous le titre Fibromyalgia includes cognitive symptoms, dans le site Medscape Multispecialty [abonnement requis], en date du 4 août 2014. L'article original, intitulé Are fibromyalgia patients cognitively impaired ? Objective and subjective neuropsychological evidence, a été publié en ligne le 21 juillet 2014. L'abstract est offert en accès libre dans le site de la revue.
     
    Le 5 août 2014, Psychomedia rapporte également les conclusions de cette étude sous le titre La fibromyalgie inclut des symptômes cognitifs.
     



  • Hypersensibilité sensorielle et fibromyalgie

    Les personnes atteintes de fibromyalgie seraient plus sensibles à diverses stimulations sensorielles, telles la lumière, les sons et le toucher. Qui d'entre elles n'a pas verbalisé combien la lumière vive ne l'incommodait pas? Combien le simple frôlement d'un tissu sur la peau pouvait être incommodant? À quel point certains bruits pouvaient être dérangeants? Il semble bien que ce ne soit pas que dans leur imagination. Une étude vient d'apporter un nouvel éclairage à ce propos.
     
    Cette étude, intitulée Altered fMRI responses to non-painful sensory stimulation in fibromyalgia patients, publiée dans la revue Arthritis & Rheumatology, montre que cette sensibilité est liée à des différences dans l'activité de certaines régions du cerveau. Avec ses collègues, Marina López-Solà de l'Université du Colorado à Boulder a comparé, au moyen de l'imagerie par résonance magnétique (IRM), les réponses cérébrales à différentes stimulations auditives, visuelles et tactiles-motrices chez 35 femmes atteintes de la maladie. 25 autres femmes en santé ont constitué le groupe-témoin.
     
    Les auteurs voulaient mieux connaître les substrats neuronaux de cette hypersensibilité. L'objectif étant de fournir des indices importants sur la pathophysiologie sous-jacente de la maladie. Les chercheurs ont constaté qu'en réponse à des stimulations, les images cérébrales ont montré une activation réduite dans les zones visuelles et auditives primaires et secondaires du cortex (régions qui reçoivent les informations sensorielles) et des réponses amplifiées dans l'insula antérieure et le gyrus lingual (régions impliquées dans l'intégration et la conscientisation des inputs sensoriels). Ces résultats étaient en corrélation avec l'hypersensibilité sensorielle subjective indiquée par les participantes ainsi qu'avec les mesures de sévérité de la maladie (douleur et incapacité).
     
    Comme les anomalies dans le traitement sensoriel sont en corrélation avec la douleur et les symptômes centraux de la maladie, les chercheurs en viennent à conclure que ces anomalies doivent faire partie de la physiopathologie de la maladie.
     
    Cette étude est rapportée dans le site de Psychomédia, le 16 septembre 2014, sous le titre Fibromyalgie : une hypersensibilité sensorielle liée à l'activité du cerveau. Medscape Medical News [abonnement requis] en fait aussi état à la même date dans un article écrit par Beth Skwarecki et intitulé Fibromyalgia : patients hypersensitive to nonpain sensations.
     



  • Opinions d'experts dans le traitement de la fibromyalgie

    Selon Winfried Häuser, chercheur allemand, les traitements individualisés incluant les méthodes non pharmacologiques sont souvent plus efficaces que les médicaments. Les thérapies non pharmacologiques comprennent entre autres l'exercice aérobique, l'acupuncture et la psychothérapie. Avec ses collègues, il a publié une méta-analyse constituant une comparaison des traitements disponibles. Ils n'ont constaté que peu de différences entre les deux types de traitements [avec ou sans médicaments]. Toutefois, un effet durable a été constaté avec l'exercice. Les psychothérapies cognitivo-comportementales, quant à elles, auraient un effet sur la douleur et l'invalidité.
     
    Pour aller plus loin ces chercheurs proposent d'utiliser les données contenues dans la National Data Bank on Rheumatic Disease. Cette base contient des données sur 3123 personnes atteintes de fibromyalgie suivies pendant 11 ans, ce qui permettrait de profiter d'un bassin de personnes fibromyalgiques important.
     
    Dr Häuser suggère aussi une approche graduée pour traiter la fibromyalgie. Pour les formes légères, il préconise un suivi avec le médecin traitant et l'engagement à effectuer des activités physiques et mentales régulières. Pour les patients atteints modérément, il ajoute l'exercice aérobique et un recours temporaire à la médication. Pour la forme sévère, il recommande toujours l'aérobie, les médicaments et y ajoute le traitement pyschologique. Les décisions de traitement doivent cependant toujours tenir compte de la tolérabilité, de la sécurité, des coûts et de la volonté du patient à le poursuivre.
     
    Selon Dr Mary-Ann Fitzcharles, de l'Université McGill, les thérapies non pharmacologiques apparaissent très importantes pour le traitement de la fibromyalgie : exercice, participation active au choix des traitements et éducation. Selon elle, toutes ces avenues ne comportent pas de risque contrairement aux thérapies pharmacologiques et leurs effets secondaires indésirables.
     
    Toutes ces informations ont été communiquées lors du congrès annuel de l'European League Against Rheumatism (Eular).
     
    Pour en savoir davantage, on peut consulter l'article paru dans Annals of Rheumatic Diseases en 2013 sous le titre Comparative efficacy of pharmacological and non-pharmacological interventions in fibromyalgia syndrome : network meta-analysis ou ce qu'on présente dans Medscape [accès réservé] sous le titre Aerobic exercice "most effective weapons" for fibromyalgia ainsi que l'article publié le 21 juin 2014 dans Psychomédia sous le titre Traitements de la fibromyalgie : opinions d'experts.
     



  • Neuropathie des petites fibres

    Une autre étude porte sur la neuropathie des petites fibres. Elle est parue dans la revue Arthritis & Rheumatology. Ce n'est pas la première fois que cette hypothèse est avancée. On rapportait d'ailleurs en juin une étude des docteurs Oaklander, Herzog, Downs et Klein parue en ligne dans la revue Pain et recensée par la suite par Psychomédia.

     
    L'article intitulé Fibromyalgie : l'hypothèse d'une neuropathie des petites fibres se précise met de l'avant l'étude menée par Xavier J. Caro et Earl F. Winter, respectivement du Northridge Hospital Medical Center et du département de psychologie de l'Université North Central.
     
    Ces chercheurs, ont indiqué que certaines personnes atteintes de fibromyalgie présentent une polyneuropathie démyélinisante périphérique des grandes fibres nerveuses, similaire à celle observée dans la polyneuropathie démyélinisante inflammatoire chronique. Des études ont suggéré que ce processus de démyélinisation impliquerait probablement le système immunitaire.
     
    Des biopsies ont montré une plus faible densité des petites fibres nerveuses de la peau chez les personnes atteintes de fibromyalgie. L'hypothèse d'une neuropathie des petites fibres, plutôt qu'une sensibilisation basée dans le système nerveux central, se confirmerait. On mesure la neuropathie des petites fibres nerveuses par la densité des fibres dans la peau.
     
    La neuropathie des petites fibres serait responsable de la douleur associée à la maladie. Comme des lésions neuropathiques des grandes fibres peuvent être associées à une neuropathie des petites fibres, les chercheurs ont tenté de déterminer si cette dernière était plus fréquente chez les personnes fibromyalgiques. 41 personnes atteintes de la maladie et 47 en santé ont donc subi une biopsie de la peau sur la cuisse et près de la cheville. On mesurait aussi la diminution de la sensibilité à la stimulation (hypoesthésie). Les résultats ont montré que toutes les personnes souffrant de fibromyalgie présentaient des signes d'hypoesthésie et une plus faible densité des fibres nerveuses de la peau (5,8 en moyenne comparativement à 7,4 pour la cheville et 9,3 comparativement à 11,3 pour la cuisse).
     
    Une évaluation sanguine montrait également un lien modeste entre la densité des petites fibres nerveuses de la peau chez les personnes atteintes de fibromyalgie et le marqueur IL-2R de l'activation des cellules T macrophages du système immunitaire. Ce lien était plus marqué pour la cheville que pour la cuisse.
     
    En conclusion, les deux chercheurs avancent :
    • que les douleurs liées à la fibromyalgie pourraient être associées à une neuropathie des petites fibres ;
    • que ces douleurs origineraient, en partie, d'un processus périphérique dans lequel intervient le système immunitaire ;
    • que la mesure de la densité des fibres nerveuses de la peau pourrait être un outil clinique utile pour la fibromyalgie.
     
    Pour en savoir davantage, consulter la nouvelle parue dans Psychomédia ou l'article écrit par Nancy Walsh sous le titre Fibromyalgia: A New Paradigm? publié le 25 avril dans MedPageToday.com.
     
    Le résumé de l'article original, quant à lui, est accessible en ligne dans le site de l'éditeur de la revue Arthritis & Rheumatology. Sa référence : Evidence of abnormal epidermal nerve fiber density in fibromyalgia : clinical and immunologic implications / Xavier J. Caro and Earl F. Winter - Arthritis & Rheumatology, 2014 [doi: 10.1002/art.38662]
     



  • Sensibilité non-coeliaque au gluten et fibromyalgie

    Chez certaines personnes atteintes de fibromyalgie, selon une étude espagnole parue dans la revue Rheumatology International Clinical and Experimental Investigations (RICEI), une sensibilité non-coeliaque au gluten pourrait être une cause sous-jacente à la fibromyalgie.

     
    Les chercheurs ont remarqué que les symptômes s'atténuaient ou disparaissaient avec un régime sans gluten chez certaines personnes atteintes de fibromyalgie même si elles ne présentaient pas les caractéristiques de la maladie coeliaque. La réduction de la douleur était accompagnée d'une amélioration au niveau de la fatigue et d'une diminution des symptômes gasto-intestinaux.
     
    Les symptômes de la sensibilité non-coeliaque incluent douleurs osseuses ou articulaires, crampes musculaires, engourdissement des jambes, perte de poids, fatigue chronique et "esprit brumeux", indiquent Carlos Isasi de l'Hôpital Puerta de Hierro (Madrid) et ses collègues.
     
    Leur étude regroupait 246 personnes atteintes de fibromyalgie sévère et n'ayant pas la maladie coeliaque. Une amélioration des symptômes a été constatée chez 90 d'entre elles, dont 20 ont participé à la présente étude.
     
    Pour plus de détails, consulter la page qu'y consacre Psychomédia dans son édition du 10 mai 2014, intitulée Fibromyalgie : une cause serait la sensibilité au gluten chez certaines personnes.
     
    L'étude originale, publiée dans le numéro d'avril 2014 de la revue Rheumatology International Clinical and Experimental Investigations, peut être consultée en ligne. Son titre : Fibromyalgia and non-celiac gluten sensitivity: a description with remission of fibromyalgia.Les auteurs et chercheurs sont : Carlos Isasi, Isabel Colmenero, Fernando Casco, Eva Tejerina, Natalia Fernandez, José I. Serrano-Vela, Maria J. Castro et Luis F. Villa.
     



  • Fibromyalgie ou hyperparathyroïdie

    Selon une étude présentée au congrès de l'American Association of Endocrine Surgeons (AAES), presque toutes les personnes atteintes d'hyperparathyroïdie primaire qui avaient aussi un diagnostic de fibromyalgie ont vu une amélioration de leurs symptômes de fibromyalgie après une chirurgie parathyroïdienne.
     
    La fibromyalgie et l'hyperparathyroïdie ont plusieurs symptômes en commun : fatigue, douleurs musculo-squelettiques, maux de tête, troubles cognitifs et troubles de l'humeur. Les deux maladies sont également beaucoup plus fréquentes chez les femmes et avec l'âge. C'est pourquoi il peut y avoir confusion.
     
    Pour en savoir davantage, voici le lien vers l'article intitulé Certaines personnes ayant un diagnostic de fibromyalgie souffriraient plutôt d'une hyperparathyroïdie paru le 3 mai 2014 dans Psychomedia.
     
    L'article original peut être consulté dans le site de Medscape multispecialty. Une inscription à Medscape est toutefois nécessaire afin d'y accéder. Cet article est paru sous le titre Fibromyalgia symptoms respond to parathyroidectomy, in some
     



  • Vitamine D et réduction de la douleur

    Des chercheurs de l'Hôpital orthopédique de Speising à Vienne (Autriche) ont mené une étude avec 30 femmes atteintes de fibromyalgie qui avaient un faible taux de calcifédiol. Le calcifédiol est la forme que prend la vitamine D dans la circulation sanguine. Pendant 25 semaines, la moitié d'entre elles prenait un supplément de vitamine D pendant que l'autre moitié se voyait prescrire un placebo. Vingt-quatre semaines après la cessation de la prise de vitamine D, on remarquait une baisse marquée du niveau de douleur chez les personnes du premier groupe ainsi qu'une amélioration au niveau de leur fatigue matinale.
     
    Cette étude est rapportée par Psychomédia le 18 janvier 2014 et s'intitule Fibromyalgie : les compléments de vitamine D réduiraient la douleur chez certaines personnes. On y fait également mention le 11 février 2016 dans le site Top Santé.com sous le titre Fibromyalgie : la vitamine D pour réduire la douleur.
     
    Bien que la carence en vitamine D n'explique pas à elle seule la fibromyalgie, les chercheurs, Florian Wepner et ses collègues, suggèrent une surveillance accrue du taux de vitamine D chez ces personnes afin de l'ajuster au besoin.
     
    Pour en savoir plus, lire le texte produit par Psychomédia ou encore le résumé de l'article original publié dans la revue Pain [Volume 155, Issue 2 , Pages 261-268, February 2014] sous le titre Effects of vitamin D on patients with fibromyalgia syndrome: A randomized placebo-controlled trial.
     



  • Les sites de douleur les plus fréquents chez les personnes fibromyalgiques

    Une étude portant sur les principaux sites d'emplacement des douleurs chez les personnes atteintes de fibromyalgie en comparaison avec ceux touchant deux autres affections (arthrite rhumatoïde et lupus) est rapportée par Psychomédia en date du 17 janvier 2014 sous le titre Fibromyalgie, polyarthrite rhumatoïde, lupus : quels sont les sites de douleur les plus fréquents ? Cette recherche a été publiée en 2011 dans la revue Arthritis Research and Therapy.

     
    Deux cent deux (202) personnes atteintes de fibromyalgie ont participé à cette étude réalisée par Ronald Friend et Robert M. Bennett. Ils se sont servis du questionnaire révisé sur les impacts de la fibromyalgie (FIQ) et de celui des impacts des symptômes pour comparer les sites de douleurs chez ces trois clientèles. Les résultats indiquent que le cou est le principal site de douleur, suivi du dos puis des hanches.
     
    Pour avoir plus de détails, consulter la page qu'y consacre Psychomédia ou vous rendre à l'article original de Ronald Friend et Robert M. Bennett intitulé Distinguishing fibromyalgia from rheumatoid arthritis and systemic lupus in clinical questionnaires: an analysis of the revised Fibromyalgia Impact Questionnaire (FIQR) and its variant, the Symptom Impact Questionnaire (SIQR), along with pain locations. - Arthritis Research & Therapy 2011, 13:R58 [doi: 10.1186/ar3311].
     



  • Des aliments amplifieraient les symptômes chez certaines personnes...

    Psychomedia fait état, le 12 octobre 2013, d'une étude portant sur l'effet de certains additifs, comme le glutamate monosodique et l'aspartame, sur les symptômes liés à la fibromyalgie et au syndrome du côlon irritable. Cette étude a été publiée dans la revue Clinical and Experimental Rheumatology. C'est Kathleen F. Holton de l'Oregon Health & Science University qui, avec ses collègues, a mené cette étude avec 57 personnes atteintes des deux syndromes.

     
    Pour obtenir plus d'information, consulter la page que Psychomedia y consacre sous le titre : Fibromyalgie : des aliments amplifieraient les symptômes chez certaines personnes.
     



  • Un dérèglement cellulaire en cause dans la douleur chronique

    Il est connu que la douleur est générée par un influx nerveux transporté par les cellules nerveuses jusqu'à la moelle épinière puis transmis au cerveau pour être décodé. Des chercheurs de l'Institut universitaire de santé mentale de Québec, centre affilié à l'Université Laval, rapportent avoir cerné un mécanisme impliqué dans la transmission excessive du signal douloureux. Yves De Koninck et 18 autres chercheurs seraient parvenus à restaurer, au moyen d'une molécule particulière, le fonctionnement normal du mécanisme.

     
    Cette découverte, rapportée dans le site Psychomedia le 10 octobre 2013, a été publiée dans la revue Nature Medicine sous le titre : Chloride extrusion enhancers as novel therapeutics for neurological diseases [Nature Medicine 19, 1524-1528 (2013) - doi:10.1038/nm.3356].
     
    Pour en savoir davantage, lire la fiche intitulée Un dérèglement cellulaire en cause dans la douleur chronique peut être corrigé présentée dans le site de Psychomedia.
     



  • Des fibres nerveuses de la peau seraient responsables de certains cas de fibromyalgie

    Selon un groupe de chercheurs américains du Massachusetts, un mécanisme particulier pourrait expliquer la fibromyalgie. Leur étude a été menée avec 27 patients diagnostiqués fibromyalgiques et 30 personnes témoins. Ces chercheurs ont mis en évidence, chez la moitié des malades, la présence au niveau de la peau, celle des jambes en particulier, de fibres nerveuses endommagées ainsi que d'autres symptômes évoquant la «polyneuropathie des petites fibres», une maladie neurologique déjà connue et habituellement présente avec le diabète. Cette maladie se manifeste par une allodynie et par des douleurs neuropathiques, soit des sensations de fourmillement, picotement ou brûlure. Il pourrait s'agir d'un début d'explication à la fibromyalgie, même si ce n'en serait pas la cause unique.

     
    Ces résultats ont été publiés dans la revue Pain et la Dre Anne Louise Oaklander en est l'auteure principale. L'article original est paru sous le titre Objective evidence that small-fiber polyneuropathy underlies some illnesses currently labeled as fibromyalgia. Anne Louise Oaklander, Zeva Daniela Herzog, Heather M. Downs, Max M. Klein. - Pain, vol. 154, issue 22, pages 2310-2316, November 2013.
     
    Pour en savoir davantage, il en a été question, en date du 31 juillet 2013, dans les sites pourquoidocteur.com sous le titre Fibromyalgie : les fibres nerveuses de la peau seraient responsables ainsi que dans celui de Psychomedia, sous le titre Fibromyalgie : dans plusieurs cas il s'agirait d'une neuropathie parfois traitable.
     



  • Un test sanguin pour le diagnostic de la fibromyalgie est en développement

    Le diagnostic de fibromyalgie est actuellement très difficile à poser. Des chercheurs de l'Université d'État de l'Ohio ont toutefois utilisé la microspectroscopie à infrarouge avec un test sanguin pour analyser les molécules présentes dans le sang. Comme le contenu d'un échantillon de sang présente des pics qui apparaissent dans le spectre infrarouge, cette technologie fournit des indices sur la façon dont les liaisons moléculaires vibrent lorsqu'elles sont frappées par la lumière.

     
    Tony Buffington et d'autres chercheurs ont publié les résultats de leur expérience dans la revue Analyst. La recherche a porté sur les échantillons de sang de 14 personnes atteintes de fibromyalgie, 15 de polyarthrite rhumatoïde et 12 d'arthrose. Un programme informatique a permis par la suite de reconnaître les motifs moléculaires associés à la fibromyalgie. La technique s'est avérée très efficace. Les résultats de ces travaux pourraient éventuellement mener à un test objectif permettant de poser un diagnostic plus rapidement.
     
    Pour en savoir un peu plus, consulter la page mise en ligne par Psychomédia le 25 juillet 2013 sous le titre Grande percée : un test sanguin pour le diagnostic de la fibromyalgie en développement.
     
    Quant à elle, la référence à l'article original est la suivante : A bloodspot-based diagnostic test for fibromyalgia syndrome and related disorders. Kevins V.Hacks, Luis Rodriguez-Saona, Marçal Plans, Lauren N. Bell and C.A. Tony Buffington. - Analyst, 2013, 138, 4453-4462.
     



  • Lien entre la consommation d'alcool, la sévérité des symptômes et la qualité de vie des personnes atteintes de fibromyalgie

    Une étude menée par la Clinique Mayo et l'Université du Michigan a démontré qu'une consommation faible ou modérée d'alcool serait bénéfique pour les personnes atteintes de fibromyalgie, davantage que pour celles qui ne consommaient aucun alcool. Les chercheurs ont analysé la consommation de 946 personnes atteintes de la maladie, dont l'âge moyen était de 49 ans.

     
    Chul Kim, Terry Oh et leurs collègues ont rapporté, dans la revue Arthritis Research & Therapy, que de meilleurs scores ont été obtenus aux tests évaluant le fonctionnement physique, la capacité de travailler, le nombre d'absences au travail, la fatigue, la douleur, le fonctionnement social, l'énergie et la santé en général des personnes ayant une consommation faible ou modérée.
     
    On peut en apprendre davantage en consultant la page intitulée Fibromyalgie : impact de la consommation d'alcool sur les symptômes et la qualité de vie, mise en ligne le 12 juillet 2013 dans le site de Psychomédia.
     
    La référence à l'article initial est la suivante : Association between alcohol consumption and symptom severity and quality of life in patients with fibromyalgia. Chul H. Kim et al. - Arthritis Research & Therapy, 2013, 15:R42. doi:10.1186/ar4200.
     



  • Évaluation des bénéfices et des risques de deux antidépresseurs dans le traitement de la fibromyalgie

    Une étude publiée dans la revue Cochrane Library a fait le tour des études existantes pour évaluer les bénéfices et les risques de la prise de la duloxétine (Cymbalta) et du milnacipran (Ixel, Savella) sur l'amélioration de la condition des personnes atteintes de fibromyalgie. Ces antidépresseurs font partie de la classe des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline.

     
    Bien que ces médicaments aient été approuvés pour la prise en charge de la fibromyalgie aux États-Unis, le consensus n'y est pas. L'analyse a porté sur 10 études pertinentes impliquant 6 038 participants : 22% d'entre eux rapportaient une substantielle réduction de leur douleur alors que 21% ont cessé de prendre leur médication en raison de leurs nombreux ou importants effets indésirables. Aucun des deux médicaments n'a réduit la fatigue de façon significative ni diminué les troubles du sommeil.
     
    Cette étude est rapportée, le 8 juillet 2013, dans le site de Psychomédia. Elle est publiée sous le titre : Fibromyalgie : quelle est l'efficacité des antidépresseurs Cymbalta et Ixel (Savella)?
     
    Voici également la référence à l'article original : Serotonin and noradrenaline reuptake inhibitors (SNRIs) for fibromyalgia syndrome. Winfried Häuser et al. - The Cochrane Library, published online 31 Jan 2013. [doi:10.1002/14651858.CD010292]
     



  • Pathologie sous-jacente à la fibromyalgie

    Des chercheurs de la firme Integrated Tissue Dynamics LLC (Intidyn) et du Albany Medical College pensent avoir résolu «l'énigme de la fibromyalgie». Frank L. Rice, Phillip J. Albrecht et leurs collègues ont découvert une pathologie neurovasculaire périphérique unique dans la peau des femmes atteintes de fibromyalgie. Cette pathologie est caractérisée par une augmentation du nombre de fibres nerveuses sensorielles autour de structures spécialisées de vaisseaux sanguins situés dans la paume des mains. Ces barrières artérioles-veinules sont de minuscules valves musculaires. On en conclut que l'innervation excessive pourrait expliquer en elle-même pourquoi les personnes fibromyalgiques ont les mains particulièrement sensibles et douloureuses. Ces fibres sensorielles deviennent particulièrement actives dans des conditions de froid rendant la personne fibromyalgique encore plus sensible.

    La pathologie découverte pourrrait interférer avec le flux sanguin vers les muscles du corps, ce qui pourrait être source de douleurs musculaires, de courbatures, de fatigue due à une accumulation d'acide lactique et à de faibles niveaux d'inflammation. Ces effets entraînant une hyperactivité dans le cerveau.

    Les travaux sont rapportés dans la revue Pain Medicine. On peut également consulter le compte-rendu dans le site-même de Intidyn et la nouvelle a été reprise dans le site de Psychomédia le 19 juin 2013.


    Fibromyalgie: des chercheurs estiment avoir trouvé la pathologie sous-jacente ! / Psychomédia, 19 juin 2013.
    http://www.psychomedia.qc.ca/fibromyalgie/2013-06-19/pathologie-neurovasculaire-peripherique-rice-albrecht

    Excessive peptidergic sensory innervation of cutaneous arteriole-venule shunts (AVS) in the palmar glabrous skin of fibromyalgia patients : implications for widespread deep tissue pain and fatigue. P.J. Albrecht, Q. Hou, C.E. Argoff, J.R. Storey, J.P. Wymer and F.L. Rice. - Pain Medicine, 14 (6) : 895–915, 2013. [doi: 10.1111/pme.12139]
    http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/pme.12139/abstract

    Women with Fibromyalgia have a real pathology among nerve endings to blood vessels in the skin : a rational biological source of pain in the skin of patients with fibromyalgia, de Frank L. Rice
    http://www.intidyn.com/images/pdfs/Fibromyalgia_Pathology_for_lay_people_2013-06-24.pdf